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 2017 

Formations théoriques et didactiques des praticiens aux méthodes Psychanalytiques adlériennes.
Pathologies du lien, emprise et distorsion
Samedi 18 novembre 10h-17h

« Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre… »
d’après le roman de C. Lapertot, présentation AM Mormin

« Le bouquiniste Mendel »
de S.Sweig, présentation de Frédérique Luiggi

Samedi 16 décembre, 10h-17h

« Examen du discours délirant »
d’après le roman de Gary Victor,
présentation d’Éric Berthommé

Présentation clinique de  Éric Marié-Martin

L’attachement face aux contraintes de l’existence

 2018 

Formations théoriques et didactiques des praticiens aux méthodes Psychanalytiques adlériennes.

Samedi 20 janvier

Séminaire introductif,
Georges Mormin

Samedi 5 mai

Attachement et tensions corporelles,
Éric Berthommé

Présentation clinique de Frédèrique Luiggi

Samedi 15 septembre

J’aime pas ma vie... Anne-Marie Mormin

Présentation clinique de Éric Marié Martin

Argumentaire

Dès les premiers souffles de vies, le sujet nouveau-né est confronté à l’épineux problème de son existence, par l’absolue nécessité de son adaptation à l’environnement. L’environnement, d’une étendue incommensurable, impose à l’enfant dans les cinq premières années de vie à se frayer un chemin singulier où asseoir sa personnalité.

Ce chemin il le poursuivra tout le cours de son histoire, à quelques modifications près, mais le but premier inchangé demeure le maintien de l’homéostasie assurant la sécurité du sujet et sa place dans la communauté humaine et dans le monde.

Cette place, comme la sécurité nécessaire à sa définition, ne relève pas d’un déterminisme figé mais d’un mouvement causalo-finaliste qui invite le sujet à advenir dans une entéléchie lui esquissant un idéal de vie en perpétuel réviviscence.

Cette impulsion supporte l’intégration d’un passif phylogénétique autant qu’ontogénétique, riche des expériences de l’homo sapiens et des conquêtes de l’homme parachevé sur sa petitesse dans l’immense jungle des espèces chacun en concurrence pour sa propre perpétuation.

L’intégration de ce passif, exige de l’individu le franchissement des étapes allant de l’infériorité organique à l’incomplétude, de l’hérédité à l’acquis, du fantasme de toute-puissance infantile à l’expérience du réel et l’instruit sur sa propre modélisation.

L’enfant découvre alors, à chaque étape que le réel ne peut-être façonné à loisir, qu’il est fait d’un ensemble de forces avec lequel il devra composer, jouer en créant des liens autres que la logique du rapport de forces pour lequel, il n’est pas de taille.

Dès les premiers soubresauts, l’incomplétude organo-fonctionnelle pousse, pour être plus efficient, le bébé, d’abord à s’attacher le corps et le corps maternel en tant que même, puis prolongement et enfin distinct mais complémentaire. Grâce au succès que lui procure cette stratégie, il présuppose que tout dépend de lui, il découvre la mère, figure d’attachement primaire, comme dévouée à l’entièreté de ses satisfactions et exige la soumission de celle-ci.

Mais les pressions contre-fictionnelles de la Gesellschaft et la Gemeinschaft  combinées  l’enjoignent  au  réexamen de sa toute-

puissance et de découvrir que son illusion de pouvoir ne permet pas le masquage de ses infériorités mais conduit à l’expérience du manque et à la prise en compte de ses limites. La nécessité de dépassement de celles-ci, il reconnait alors la mère comme alliée potentielle, modifie la nature des liens qui les unissent et l’associe à ses succès.

Conforté par cette complémentarité, il convie d’autres figures adventices (père, frère grand-parent…) puis propose un pacte d’alliance assurant ses réussites, l’altérité traduisant dans les jeux interrelationnels la parenté et sa définition singulière dans la constellation familiale.

L’ensemble du processus modélise l’attachement en un ensemble de liens singuliers à la base de toute relation humaine et au-delà. C’est là l’essentiel de ce qui nourrit le sujet et le conduit vers sa singularité et sa réussite.

Ce qui justifie l’attachement est sa permanence dans la durée et dans l’éprouvé, de sa réactualisation, de sa plasticité, en toute circonstance et tout au long de l’existence. Autant de caractères indispensables pour assurer sécurité et succès au sujet advenant.

Tous les évènements de la vie heureux ou malheureux passent par le filtre de l’attachement, outil indispensable à l’adaptation du sujet humain. Car ne dit-on pas de l’homme qu’il est un animal de relation et que sa survie dépend de sa capacité à tisser des liens, or l’attachement se découvre et s’élabore en autant de définitions qu’il y a d’individus, du fait même, de sa manière d’influencer la personnalité.

C’est, donc, la réflexion que proposons de mener en 2018 et que nous synthétisons dans l’intitulé du thème des travaux des séminaires mensuels :

La clinique qui nous ouvre à l’intellection du comportement individuel et aiguise à l’intuitivité d’un savoir sur le sens humain, ici encore est la première convoquée, elle s’éclairera là de la pratique issue des princeps de la psychanalyse adlérienne.

Le même thème est inscrit à l’Université Jeanne Luquet 2018, mais permet l’accueil des points de vue de confrères d’expériences et de pratiques différentes, la clinique en référence viendra enrichir les débats et ouvrir à des avancées dans nos pratiques et dans la compréhension de l’homme.

Résumés

J’aime pas ma vie... Anne-Marie Mormin

 

Le lien d’attachement est à la source de l’altérité, entre ipséité et altérité, il expérimente en même temps qu’il tisse dans un rapport de circularité entre soi et l’autre, au lieu des contre-fictions Gemeinschaft et Gesellschaft, les relations propres à l’advenue du Sujet. Tout achoppement au sein de ce processus de fusion (nécessaire au regard de l’inachèvement du petit d’homme et au développement de la psychè) /dé- fusion (nécessaire à l’érection du Moi, en tant qu’unité distincte, une et indivisible), peut à l’aune du jeu aperceptif, conduire à une intégration erronée du Manque ; ainsi, le Manque interprété comme perte, manque à être, devient lieu d’angoisse et de mal être.

« J’aime pas ma vie… », où le regard mélancolique d’un garçonnet de 7 ans, sur son existence.

Attachement et tensions corporelles, Éric Berthommé

 

Les tensions s’expriment par et dans le corps ; de façon massive, elles peuvent affecter la silhouette et conférer au sujet une démarche pataude, lourde, saccadée, en extension… L’armature musculaire semble alors prendre l’ascendant sur le squelette. Parfois ce sont les segments corporels qui sont affectés : la nuque, les épaules, le dos, les bras, le bas du dos, les jambes, la poitrine, le ventre.

De façon plus nuancée certaines tensions convergent au niveau du visage, par exemple les rides du lion.

Parfois les tensions « migrent vers l’interne » et affectent les « organes sensibles », le cœur et la cage thoracique, le ventre.

Il nous semble que les tensions qui se régulent au niveau du tonus musculaire chez l’enfant reflètent la qualité du lien d’attachement. Lorsque le système pare-excitation n’a pu / ne peut s’établir de façon pérenne, la nouaison du lien d’attachement ne peut combler le besoin de tendresse et c’est la qualité du lien qui s’en trouve affecté et s’exprime dans le corps.

Les techniques d’onirothérapie d’intégration permettent « d’offrir à l’individu l’occasion de reparcourir la filière constructive de l’imaginaire, d’en restaurer le développement dynamique et la structuration naturelle. » (A Virel). La déconstruction/construction du moi corporel permet de liquider certaines tensions.

Mots clés : tension, tonus, attachement, besoin de tendresse, système pare-excitation, onirothérapie d’intégration, moi corporel.

  8 et 9 décembre à Angoulême - Université Jeanne Luquet - L’attachement face aux contraintes de l’existence